• C'est pourtant joli Bernard comme prénom

    Rebondissant sur les rondeurs mortellement moelleuses de la bouchère pour contempler le bouillon de onze heures dans les yeux...

  • Ainsi sont-elles

    Quinze nouvelles inédites sur le thème « une femme, une ville ». Des histoires drôles parfois, souvent vraies, de jolis petits textes qui nous racontent toutes ces femmes comme elles sont dans la vie. Et c'est la ville, la vie avec elles...

  • Et lui tout seul il était tous les autres

    Cet ouvrage est né au printemps sous la plume d’auteurs réunis en atelier d’écriture à St Martin d'Uriage (Isère). Douze histoires courtes, humeurs d’atelier d'écriture devenues lieux et destins. D’un quai de gare aux bords de la Méditerranée

L'atelier Soufflecourt

Remettre chaque jour l’ouvrage sur le métier, ciseler son texte en acceptant l’exigence d’un travail d’écriture « sous contrainte ». Partager ses textes, ses émotions, écrire pour soi tout en s’inscrivant dans une aventure collective, telles sont les règles de cette collection de recueils de nouvelles.

Directeur de collection : Philippe Aubert de Molay

Prochains recueils

  • Au printemps 2012 : Concours sur le thème « pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle »
  • C'est pourtant joli Bernard comme prénom

    Nombre de pages: 
    192 pages
    Prix: 
    7.50€

    Rebondissant sur les rondeurs mortellement moelleuses de la bouchère pour contempler le bouillon de onze heures dans les yeux, rencontrant Chandler en personne et le prof de français, et aussi des princesses aussi connes que dans Paris Match, une bouffeuse de fœtus, un dictionnaire victime des temps nouveaux (le presque parfait) et de leurs néologismes extrémistes, plus un réalisateur réalisant qu’il va mourir d’injuste manière (mais n’est-ce pas notre sort commun ?), une épouse avec un mari de trop (mais n’est-ce pas leur cas à toutes ?), une collectionneuse de maris aimant Mahler pour l’assonance, un serial killer par simple perfectionnisme, un amateur de pédalo qui tue, un malhabile découpeur de cadavre, plus un calamiteux mafieux, le lecteur serait tenté de penser qu’ils en font un peu trop, les potes à Bernard ici rassemblés. Mais qu’il jette un coup d’œil à l’actualité, et il reviendra avec plaisir vers ces histoires car elle a rarement l’humour de nos auteurs, l’actualité, et il est plus rare encore qu’elle se laisse porter, comme eux, et nous avec eux, par le plaisir de la langue et l’allégresse à exécuter cette très ancienne et très moderne et très nécessaire tâche : raconter des histoires.

    Extraits: 
    (…) la messe du dimanche en Calabre, c'est comme un contrat que l'on passe avec le Seigneur, quasiment dès la naissance, le jour où l'on reçoit sa médaille gravée à son nom. Celle qui ne vous quitte que lorsque vous terminez dans une boîte en sapin. Géraldine Pfister – Une question d'honneur
    (…) Le gamin de ses rêves, il faudra qu’elle lui trouve un autre père. Je lui tourne le dos et me concentre intensément pour me transformer en hérisson. Quelque chose a dû foirer dans la formule, parce qu’elle vient quand même se blottir contre moi. Ingrid Rajaomanana – Pas de fumée sans feu
    (…) Chambre 476, au deuxième étage au fond d’un couloir, à droite. Pourquoi lui avoir attribué ce numéro ? Je me pose trop de questions, tu délires Bernard, qu’est-ce que cela peut bien faire, (...) François-Laurent Josué – Si seulement cette nuit nous pouvions dormir
    (…) J'entrouvre la porte du bureau : Bernard est occupé à consulter un dossier. Il se retourne et a un sursaut en me voyant. Cela se comprend ! - Mais, mais, que faites-vous là ? Qui êtes-vous ? Je me régale de son expression, formidable mélange de surprise, de colère, d'inquiétude et de perplexité. Marielle Septima – Festival
    (…) Bien plus tard, alors que les violons réglaient leurs désaccords à l’amiable, que les bois finissaient de se suçoter les hanches, arrive au milieu de l’allée centrale une grand-mère à l’œil espiègle et à la démarche conquérante quoique approximative. Ses longues jambes légèrement courbées avaient un jour dû être droites, les imaginer avantageusement galbées relevait de l’inconcevable. Quant à sa taille elle avait cessé d’être un objet de convoitise pour n’être plus qu’un nombre à trois chiffres. Philippe Vieille – Parle pas de Mahler
    (…) Non, vraiment, elles sont trop bêtes ces princesses. C’en était trop quand par hasard j’ai surpris ma petite sœur Caroline couchée sur son lit, dans la position de la « princesse qui dort », en train d’attendre son prince charmant. On a sonné à la porte, c’était le facteur. Raté. Elle s’est mise à pleurer et m’a avoué, entre deux sanglots, son désespoir de ne pas assez ressembler à Belle avec les cheveux de Cendrillon et la robe de Blanche neige, que Caroline c’était pas un nom de princesse (et toc!) et que ce n’était vraiment plus tenable car elle avait perdu son chausson tout vert… Corinne Doche-Cros – Elles sont connes ces princesses
    (…) Car notre Cunégonde, derrière ses lingeries citadelles, ses efficaces mâchicoulis de soie, ses surplombantes échauguettes de dentelles, cachait, insoupçonnée dans ce corps montgolfière, une âme très légère à la sensibilité surprenante!... Bernard Hennion – La Balance
    (…) Il rentre le soir à la maison. Il rentre tous les soirs. A la même heure. Il jette ses clés sur le guéridon de l'entrée, il jette ses chaussures dans le placard, il jette sa veste sur le porte-manteau et il vient jeter un coup d'oeil à la cuisine. Pascal Martin – Des yeux dans le bouillon
    (…) De même, les annotations n’étaient pas en marge (après tout, jamais monsieur Hatier n’était en marge de quoi que ce soit, et surtout pas de la réalité) mais à l’intérieur même du texte, dans mon imagination, longs traits rouges rayant les mots, cordes couleur sang censées me faire remonter vers le réel. Et qui se terminaient sans le moindre doute par des nœuds coulants…" Julie Decottignies – Sans titre
    (…) Jusque là, la vie m’avait donné raison. J’avais encore des amis d’enfance, mes parents et un intérêt pour le monde qui m’entourait. Tout a bien changé, depuis. Mais qu’est-ce qui ne change pas, avec le temps ? Guillaume Ruiz – Amour accidentel
    (…) Il y avait du foot à la télé. Et pas n'importe quoi : Paris Saint Germain contre le Real. Et ça comptait pour la finale. Ma bière et moi, on n'en a pas perdu une miette. Première mi-temps : égalité, deux buts de chaque côté. Je jubilais. Pendant la pause publicité, je suis parti me chercher à manger. Au fond du congélo zonaient quelques trucs innommables. Je les ai jetés. J'ai ouvert le frigo, prendre la dernière bière. Jusqu'ici, tout marchait impeccable. C'est là qu'on a sonné à la porte d'entrée. En allant voir, j'ai laissé la canette sur la table... Léo Lamarche – Tempus fugit
    (…) Ils l’ont coupée. Ils ont enlevé leurs dents et scié leur petite main et m’ont recousue, comme si la bouche de mon estomac avait dit trop de gros mots et qu’il fallait l’empêcher de parler à nouveau ou de régurgiter mes sœurs. Ils ont fait une croix sur elles et les ont mises ensuite entre parenthèses pour les oublier Sophie Dabat - Pousses de Papyrus
    (…) Les imprimeurs prirent soin de moi. Ils m'enveloppèrent dans une couverture de papier et me couvrirent de baisers d'encre. Mes pages assemblées frissonnaient de se sentir si proches les unes des autres, et lorsque la couverture cartonnée vint finalement m'emballer, je laissai échapper un petit rire. Charlotte Richard – La guerre des mots
    (…) Comme je n’ai pas de motte de beurre, je décide de cacher mon pistolet entre deux tranches de pain français, un peu de verdure et du pâté crème, histoire de donner le change. Les deux policiers de faction se retournent pour admirer le massif de bégonias de Ron. C’est le moment, c’est l’instant. Stephen Vincke – Procéder par élimination
  • Ainsi sont-elles

    Nombre de pages: 
    168 pages
    Prix: 
    7.50€

    Quinze nouvelles inédites sur le thème « une femme, une ville ». Des histoires drôles parfois, souvent vraies, de jolis petits textes qui nous racontent toutes ces femmes comme elles sont dans la vie. Et c'est la ville, la vie avec elles...

    Extraits: 
    (…) Un homme sera là, on partagera le petit déjeuner, on fera des tas de miettes, la cuillère s'enfoncera lentement dans la confiture, et nous dans le bonheur. Et on s'en barbouillera partout ! Michèle Bousser – Un petit bol jaune
    (…) Maintenant, elle attend le visage angélique par lequel elle est devenue l'une de ces femmes. Ils ont convenu qu'aujourd'hui ils se verraient pour la dernière fois. Margot Vanbert – La coupole
    (…) Elle était apparue un jour comme ça, fascinante ! Son air tranquile, sa beauté sereine, on aurait dit une icône qui marchait dans les rues de la ville. Sa silhouette longiligne se mariait parfaitement avec les grandes avenues. Sa souplesse de liane lui procurait l'immunité dans tous les jardins. Elle aimait ainsi profiter des espaces de quiétude et affichait son goût prononcé pour le calme. Christine Claustre – Florence
    (…) Elle est seule, penchée en avant sur cette pauvre table en formica, une frite à la main, songeuse, le regard flou, perdu vers d'autres paradis, vers d'autres réalités, d'autres mondes que je ne connais pas. François-Laurent Josué – Aniela
    (…) Si c'était moi qui avais pris les devants, il m'aurait fallu au moins six mois de patience, d’allusions obliques, de silences ridicules, de non-dits, de phrases à l’eau de rose, de découragements, de hardiesse, d'absence de gaffes, de rougeurs, de persévérance pour arriver à la même complicité intime avec elle... Bernard Hennion – Irina
    (…) Lucas, ce petit homme qui m'a dit un jour « quand je serai grand, j'apprendrai à rallumer le soleil pour que tu n'aies plus jamais froid la nuit » Mary Lesne – Léa
    (…) Elle soufflait dans son écharpe pour se chauffer le bas du visage. Il prit le temps d'allumer une cigarette. Il semblait choisir ses mots, et elle pressentit que cela allait être désagréable. Ingrid Rajaomanana – Retrouvailles de glace
    (…) Avant de commencer son ascension, elle s'était fixé un barème approximatif à respecter. Chaque marche grimpée correspondrait à une souffrance et au contraire, chaque marche redescendue signifierait une joie. Laëtitia Béranger – 17, rue de l'Arrivée
    (…) Finalement, jusqu'à hier soir, Lise n'y pensait pas trop. Et puis, lorsque son mari Jacques (qui se fait appeler Jack parce que dans sa profession, c'est beaucoup plus tendance) est rentré du boulot l'haleine encore trop chargée de son énième cocktail, Lise a su que ce matin, elle prendrait ce train. Géraldine Pfister – Paris - Grenoble
  • Et lui tout seul il était tous les autres

    Nombre de pages: 
    168 pages
    Prix: 
    7.50€

    Cet ouvrage est né au printemps sous la plume d’auteurs réunis en atelier d’écriture à St Martin d'Uriage (Isère). Douze histoires courtes, humeurs d’atelier d'écriture devenues lieux et destins. D’un quai de gare aux bords de la Méditerranée, s’émouvoir de l’odeur des cistes, des cris de cour d’école, découvrir l’Arek ou le Singapour Sling. Douze nouvelles ciselées pour les poches côté cœur.

    Extraits: 
    (…) S’il avait su ce matin que le beau temps ne durerait pas toute la journée, il n’aurait probablement pas tout mangé... mais bon, c’est vrai qu’il avait faim... alors disons qu’il en aurait gardé un peu pour l’après-midi, oh pas beaucoup, juste un peu pour sauver la face en cas de pluie. Chantal Cadet – L’Oubli
    (…) Il est toujours plus valorisant de dire que l’on s’est croisé la première fois à une conférence en Sorbonne plutôt que dans une camionnette au bois. Philippe Vieille – Anne
    (…) Il eut un geste d’amant, il réchauffa ses pieds nus entre ses mains, et leurs gestes s’enchaînèrent comme de vieux amants. Ils se désaltéraient l’un de l’autre, sans mots inutiles. Sachant l’un et l’autre que jamais ils ne se rejoindraient, jamais ne se perdraient. Françoise Uhry – Le Banc
    (…) études secondaires: bac plus zéro j’en ai bavé j’apprenais tout par cœur une question hop je revoyais le numéro de la page l’endroit où se trouvait le texte en question à l’épreuve d’histoire le trou noir mon petit frère avait déchiré la page. Alain Pivot – Etoile de mer
    (…) (...) Gaël reconnaît qu’il a mis extrêmement longtemps pour supprimer Colin. Des années en réalité. Il ne sait même plus quand il a entamé le processus. Mais il y est arrivé. Et c’est ce qui compte, n’est-ce pas? Ne pas perdre confiance, y croire, persévérer... Simonne Bronchard - Sens de rotation des filaments pétales
    (…) Maria guettait le moindre signe, luttait de toutes ses forces, posait Petra sur ses deux membres inutiles, à longueur de journée, pour que le miracle arrive enfin. Catherine Rudelle - Leçon de musique
    (…) Il me refile son trésor, tout excité. Je le hume à mon tour... C’est vrai qu’il est classe son fumet. Ça fouette le bonheur! Un mélange de noisettes et de myrtilles... Ça commence à gamberger sec du côté de nos estomacs... Bernard Hennion - Jambon